Les régimes AGIRC et ARRCO sont des régimes de retraite par points, c’est-à-dire que les cotisations versées sont transformées en points de retraite, dont la valeur d’achat est fixée chaque année, et qui alimentent un compte ouvert au nom de chaque salarié. Les salariés se constituent ainsi des droits futurs à retraite. Pour connaître le montant de sa retraite, il suffit de multiplier son nombre de points par la valeur de ce point à la date du départ.

Actuellement, la valeur d’achat du point est différente selon que l’on cotise à l’AGIRC ou à l’ARRCO.

A partir du 1er janvier 2019, ce ne sera plus le cas. Il n’y aura plus qu’une seule valeur de point et ce sera la valeur du point ARRCO.

Pour les non-cadres donc, 80 % des salariés, la fusion Agirc-Arrco n’aura aucune conséquence sur leur compte de points.

En revanche, les points Agirc des cadres seront convertis en points ARRCO, mais la formule de conversion prévue garantit une stricte équivalence des droits. Un double affichage du nombre de points avant et après la conversion sera d’ailleurs mis en place afin de faciliter la lecture.

DES COTISATIONS SIMPLIFIÉES

Toujours à partir du 1er janvier 2019, il n’y aura plus qu’une seule caisse de retraite complémentaire sur les bulletins de paye, mais les cotisations seront calculées sur deux tranches de salaire :

la 1ère, comprise entre le premier euro et le montant correspondant à un plafond de la Sécurité sociale, supportera une cotisation de 7,87 % (contre 7,75 % aujourd’hui) ;
la 2ème, comprise entre le montant du plafond de la Sécurité sociale et le montant correspondant à 8 plafonds de la Sécurité sociale, supportera une cotisation de 21,59 % (contre 20,55 % aujourd’hui).
Sans changement, ces cotisations seront toujours prises en charge à 60 % par l’employeur et à 40 % par le salarié (sauf répartition différente prévue par la convention collective ou par un accord de branche).

Par ailleurs, les actuelles cotisations AGFF et GMP seront elles aussi fusionnées en une seule « Contribution d’Equilibre Général » (CEG)

de 2,15 % sur la tranche 1,
de 2,7 % sur la tranche 2.
La cotisation GMP, telle qu’on la connaît aujourd’hui, n’existera donc plus.

Enfin, l’actuelle CET (Contribution d’équilibre technique) sera en revanche maintenue au taux de 0,35 % et s’appliquera, sur la totalité du salaire, à tous les salariés dont le salaire est supérieur au plafond de la sécurité sociale.